GOLDEN AGE - BABEL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Golden Age - Babel

 
GOLDEN AGE - BABEL
Mettre en présence des danseurs provenant de différentes région de la Méditerranée avec leurs identités, leurs histoires et appuyer cette fois ci les fondations de l’œuvre sur autant d’influences, de formations chorégraphiques, de cultures et pourtant une appartenance commune au bassin méditerranéen. 
 
Faire converger le mythe de l’âge d’or avec celui de Babel, où, plutôt que de concevoir cette multiplicité de langages, tant humains que chorégraphiques comme un obstacle y voir au contraire une chance qui instaure, par sa diversité, des conditions de l’altérité et de la « biodiversité », qui obligent les citadins du « plateau » à se civiliser et où la scène deviendrait ville, deviendrait vie, deviendrait un creuset d’humanité. 
 
A ce village d’indiens dans lequel nous nous enfermons aujourd’hui, à cette méfiance pour ne pas dire cette peur de l’autre, à ce repli identitaire dont nous sommes aujourd’hui témoins, à cette dichotomie mettant en présence d’un côté les bons de l’autre les mauvais, à cette manière de généraliser, d’aller au soit disant « essentiel », à cette ignorance confortable dans laquelle il est rassurant de se trouver, il préfère la curiosité, le doute, la lumière, le respect du temps et croire comme le disait Rabelais à une forme « d’espérance au fond de la jarre et d’une promesse d’un peu de redorure ».
 
Un Golden Age non pas comme un atermoiement nostalgique sur un passé révolu ni comme une utopie d’un avenir prochain mais plutôt comme un saut vers l’inconnu, un kaleidoscope qui pourrait être le reflet d’une entente possible.

 

 

GOLDEN AGE - BABEL

 

 

To bring together dancers from different parts of the Mediterranean with their identities, their stories, their influences, choreographic formations, cultures and yet a common belonging to the Mediterranean basin.

 

To mix the myth of the golden age with that of Babel.

To conceive multiplicity of languages, both human and choreographic not as an obstacle but as a chance to establish, by its diversity, conditions of the otherness and the "biodiversity".

 

To this village in which we are locked up today, to this mistrust not to say this fear of the other, to this withdrawal of identity that we are witnessing today, to this dichotomy putting in the presence of a aside from the good ones of the other bad ones, in this way of generalizing, of going to the so-called "essential", to this comfortable ignorance in which it is reassuring to find oneself, I prefer curiosity, doubt, ligh.

 

A Golden Age not as a nostalgic procrastination on a gone past or as a utopia of a coming future but rather as a leap to the unknown, a kaleidoscope that could be a reflection of a possible reunion.